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1196 |
MARIEZ VOUS DONC... EN CHINE.
Une chinoise qui n'apporte rien à son mari, met le ménage dans la gêne car sa toilette coûte beaucoup. Une chinoise qui apporte quelque chose, met le ménage dans l'embarras car sa toilette coûte davantage. Une chinoise qui apporte beaucoup, met le ménage dans la misère: ses caprices mangent tout! |
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1197 |
DANSE CHINOISE.
On se trompe grandement quand on croit le peuple Chinois léger, joyeux et ami du plaisir: il est au contraire grave et morose, car son plus grand divertissement consiste dans une sorte de promenade lugubre où les hommes et les femmes marchent l'un devant l'autre, ou l'un à côté de l'autre, et semblent se dire: frère il faut mourir! Aussi pour marquer l'intention philosophique de cette cérémonie, l'antipode de la danse, l'appellent-ils: Contredanse. |
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1197 |
DANSE CHINOISE.
On se trompe grandement quand on croit le peuple Chinois léger, joyeux et ami du plaisir: il est au contraire grave et morose, car son plus grand divertissement consiste dans une sorte de promenade lugubre où les hommes et les femmes marchent l'un devant l'autre, ou l'un à côté de l'autre, et semblent se dire: frère il faut mourir! Aussi pour marquer l'intention philosophique de cette cérémonie, l'antipode de la danse, l'appellent-ils: Contredanse. |
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1198 |
PROBITÉ CHINOISE.
Le malheureux qui fait une petite faillitte et donne 80 pour cent à ses créanciers, est ruiné, déshonoré, perdu et voit toutes les carrières se fermer devant lui.... veut-il être considéré, bien reçu dans le monde, il n'a plus qu'un moyen... c'est de recommencer sur une grande échelle et de ne rien donner du tout. |
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1199 |
PUDICITÉ CHINOISE.
Les chinois adorent la décence et proscrivent impitoyablement toutes les danses immodestes introduites par les tartares sous les noms de Kan-Kan, Ka-chu-cha et cetera, il n'en est qu'une, une seule, la plus voluptueuse, la plus lascive de toutes, une qui livre la femme aux étreintes d'un jeune homme, une qui trouble et enivre les sens, celle-ci un chinois l'interdit rigoureusement à ses filles et ne la permet.... qu'à sa femme! |
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1200 |
LES COURSES DE CHEVAUX.
Les Chinois, qui ont les plus détestables chevaux de fiacre qu'il soit possible d'imaginer, ont reconnu la nécessité d'améliorer cette intéressante race de quadrupèdes. En conséquence la Société Hippique de Pékin n'a cru pouvoir rien inventer de mieux que de créer des course où les chevaux doivent franchir une lieue en quatre minutes. Assez souvent le cheval arrive à son but, mais jamais la société d'encouragement, attendu que le vainqueur est alors ramené en triomphe chez lui... dans une charrette. Il est amélioré à perpétuité! |
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1201 |
UN DIVERTISSEMENT DE PÉKIN.
Les chinois qui ont travaillé assiduement toute la journée, éprouvent le soir le besoin de se distraire, aussi ont-ils inventé un jeu très spirituel dont le détail serait beaucoup trop long, il nous suffit de dire qu'il se joue avec de petite morceaux d'os nommés dominos, presque tous les négocians en opium, thé, sucre, pruneaux et autre denrées coloniales se donnent comme excessivement forts à ce jeu éminemment chinois. |
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1202 |
LA POLKA.
Le peuple Chinois, peuple éminemment observateur et judicieux, ayant remarqué que le dindon, animal d'un tempérament très flegmatique, semblait pourtant prendre le plus grand plaisir a lever alternativement chaque patte avec un petit mouvement saccadé, se mit un jour en tête d'imiter cette
volaille dans ce genre de divertissement .. De là l'origine d'une danse qui fit immédiatement les délices de la meilleur société de Pékin et de la banlieue; mais par suite d'un caprice également Chinois cette danse fut nommée Polka tandis que le bon sens, la grammaire, et les dindons exigeaient qu'elle fût baptisée du nom de Dindonka.
qu'elle fût baptisèe du nom de Biadonka. |
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1203 |
FUMEURS ET PRISEURS.
- Il ne faut pas croire que tous les chinois s'abrutissent avec de l'opium, non une foule de gens et surtout dans la bonne société, font consister le souverain bonheur a fumer et a priser une certaine feuille dont l'aspect est assez désagréable, mais dont le goût est fort repoussant - comme cette feuille se récolte sur une plante nommée nicotine on a été naturellement porté à l'appeler tabac. |
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1204 |
LA LEÇON DE MUSIQUE.
Le Chinois rentier aime à occuper ses loisirs en cultivant la musique; il prend très volontiers des leçons de clarinette, d'accordéon, ou de trompe de chasse et malgré l'opinion contraire de ses infortunés voisins il persiste à appeler cela un talent d'agrément! |
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1205 |
UN COMPLÉMENT DE BRILLANTE ÉDUCATION.
Les jeunes chinois de la haute société de Pékin, ne cultivent pas seulement en fait d'art la trompe de chasse, ils apprennent aussi à donner des coups de poings et des coups de talons de bottes dans le creux de l'estomac. Ce talent se nomme la savate et il est cultivé avec le plus grand succès par toutes les personnes qui tiennent à se mettre sur un bon pied dans las société. |
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1206 |
LES MANDARINS LETTRÉS.
Il existe à Pékin une célèbre institution littéraire nommée A-KA-DE-MIE, les quarante membres de ce corps assistent une fois par an à une grande séance publique où l'on baille, et une fois par mois à une petite séance particulière où l'on dort. Il est vrai que ces personnages s'excusent en disant qu'ils rèvent au dictionnaire de la langue Chinoise, dictionnaire qu'ils sont en train de rédiger depuis cent cinquante ans; mais ils ne se pressent pas, sous le prétexte qu'ils ont tout le temps de travailler, puisqu'ils sont immortels. |
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1207 |
GUERRIERS CHINOIS.
Tous les chinois ont le droit de porter, six ou huit fois par an, un fusil, une giberne et même un bonnet à poil: alors ils se livrent, plus ou moins volontiers à des patrouilles nocturnes qui ont pour but de maintenir la tranquillité. Seulement il arrive assez souvent, que le chef nommé KA-PO-RAL a infiniment de peine à empêcher ses guerriers de chanter à gorge déployée: "la mère Go-Di-Chon" ou autres romances chinoises, et c'est en se réveillant en sursaut que les bons bourgeois apprennent qu'on veille sur leur repos. |
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1207 |
GUERRIERS CHINOIS.
Tous les chinois ont le droit de porter, six ou huit fois par an, un fusil, une giberne et même un bonnet à poil: alors ils se livrent, plus ou moins volontiers à des patrouilles nocturnes qui ont pour but de maintenir la tranquillité. Seulement il arrive assez souvent, que le chef nommé KA-PO-RAL a infiniment de peine à empêcher ses guerriers de chanter à gorge déployée: "la mère Go-Di-Chon" ou autres romances chinoises, et c'est en se réveillant en sursaut que les bons bourgeois apprennent qu'on veille sur leur repos. |
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1208 |
CHINOIS CAUSANT POLITIQUE.
Grâce à l'antiquité et à la stabilité des constitutions de la Chine, ce pays est excessivement uni, on n'y compte guère que soixante trois partis. Aussi n'est-il pas rare de voir dans les lieux publics d'honnêtes bourgeois chinois se quereller vivement au lieu de déjeuner tranquillement, ils se lancent d'abord à la tête les arguments qu'ils puisent dans leur journal favori, puis très souvent le journal lui même prend le chemin des argumens! |
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1209 |
UNE RÉCOMPENSE ARTISTIQUE.
- Les chinois aiment la musique, mais ils raffolent surtout des musiciens, leur engouement en ce genre est porté à un point d'exagération qui ne serait pas compris dans nos pays civilisés: ainsi rien n'est plus commun que de voir des chinois s'atteler en guise de chevaux au cabriolet qui renferme leur idole et quand un pianiste a improvisé des variations quelque peu brillantes sur l'air du Clair de lune, Ah! vous dirai-je maman, ou autre Roi Dagobert, ils ne trouvent rien de mieux à lui décerner qu'un sabre d'honneur qui est offert et reçu avec un sang-froid également cocasse! |
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1211 |
LE 1er JOUR DE L'AN.
- Les chinois d'après une vieille et respectable tradition, inventée par un confiseur, ne manquent jamais de commencer l'année en allant offrir à toutes leurs connaissances des marrons et des compliments également glacés. On s'embrasse du bout des lèvres, sauf ensuite à se déchirer à belles dents. Rien qu'à Pékin, il se consomme en ce jour mémorable, 300'000 kilogrammes de bonbons, et 290'000 bons-hommes en pain d'épice, aussi le 2 janvier tous les petits chinois ont-ils la colique. Mais n'importe, l'année suivante on les rebourre des mêmes choses coliquifiantes, toujours sous le prétexte de remplir le plus sain des devoirs!... |
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1212 |
UN COLÉOPTÈRE CHINOIS.
Dans presque toutes les maisons de Pékin on trouve au rez-de chaussée, dans une espèce de niche, un homme ou plutôt, un dogue qui a pour mission spéciale d'empêcher les caniches d'entrer et les paquets de sortir, excepté bien entendu quand ce paquet est l'épouse du propriétaire de l'immeuble. Ce fonctionnaire ordinairement vieux mais fort désagréable, ne répond jamais quand on lui adresse la parole. Son nom est portier, mot qu'il écrit concierge, et qu'il se plait à prononcer suisse, mais plus ordinairement on le qualifie de clôporte. |
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1215 |
LES MENDIANS.
La mendicité est formellement interdite à Pékin Nankin et autres chefs-lieux de cantons, mais les indigènes se livrent parfaitement à cette lucrative industrie en se munissant de certains petits ustensiles approuvés par le gouvernement. Ainsi une serinette tournée par un gros gaillard bien nourri et jouant perpétuellement l'air "Vive le vin, l'amour et le tabac" est un signe de profonde détresse! une botte d'allumettes indique clairement que la personne qui la porte souffre beaucoup, et un mendiant qui tient absolument à tirer les larmes des yeux des passans leur fourre sous le nez une botte d'oignons. |
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1216 |
UN MAGASIN DE MODES.
Un beau matin, une foule de femmes se sont avisées en Chine, de revendiquer les droits de l'homme, et aussitôt bon nombre d'hommes ont profité de l'occasion pour usurper les emplois de la femme. - Dans la capitale de l'Empire surtout, on ne voit plus que Chemisiers, Modistes mâles, Couturiers pour robes etc. etc., à Pékin on s'est déjà quelque peu fait à ces usages et à ces visages saugrenus, mais les étrangers qui entrent dans ces singuliers magasins, ne peuvent s'empêcher de s'écrier: ah! quels drôles de chinois! |
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