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955 |
LA CHÛTE D'ICARE.
Tandis que le soleil lui rôtissait les ailes,
Son vieux gredin de père, auteur de ce moyen,
Disait, le voyant choir des voûtes éternelles:
Décidément ça vaut rien.
(Un poète qui ne va qu'en fiacre). |
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956 |
TÉLÉMAQUE RENDU A LA VERTU.
Son coeur, que trop longtemps Eucharis occupa,
Rompit un jour enfin ce honteux esclavage:
Et ce jeune héros, beau, frais, gros, gras et.... sage.
Dit à Mentor joyeux: Allons chercher papa.
Fénélon, L. XII. |
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957 |
LE SAUVETAGE D'ARION.
Par un gros poisson dilettante
Ce tenor fut sauvé grâce à sa fraîche voix.
Maint chanteur que l'Opéra vante,
Dans une pareille tourmente,
N'attendrirait pas un anchois.
Extrait d'un feuilleton de Mr. Berlioz. |
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958 |
LES FILETS DE VULCAIN.
Ce vilain serrurier sachant que son épouse
Parlait à Mars d'un peu trop près,
Forgea d'impitoyables rets,
Et les pinça tout deux jasant sur la pelouse.
(Un célibataire D.M.F.P.) |
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959 |
MARIUS À CARTHAGE.
Soldat, dis au sénat qu'en ma noble débine,
J'ai pris pour chaise une ruine;
Et que si j'étais à Sylla,
Je ne serais pas assis là.
(Calembourg attribué à Mr. Cousin). |
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960 |
APELLES ET CAMPASTE.
Sachant que pour son tendre et ravissant modèle
Apelles se mourait de désirs insensés
Alexandre en grand roi lui céda cette belle
Dont il avait du reste assez.
(De l'art antique, essai poétique de Mr. Cavé). |
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961 |
LE SUPPLICE DE TANTALE.
Hélas! plus d'un de nous en la verte jeunesse,
A vu devant son nez passer tous les plaisirs;
Sans pouvoir de ses dents qui s'aiguisaient sans cesse:
Comme TANTALE en sa détresse,
Mordre à l'objet de ses désirs.
Résignation par M. Ste. Beuve. |
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962 |
MARS ET VÉNUS.
Dans ce traquenard érotique
En voyant les amans, tous les dieux furent pris
De ce fameux rire homérique,
Reservé depuis lors aux malheureux maris.
(Quatrain familier de M. A***.....) |
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963 |
LÉANDRE.
Chaque nuit, peut vêtu, mais de façon galante,
Et comptant sur son bras de fer.
Il traversait un bras de mer
Pour aller se jeter dans ceux de son amante.
Byron poésies très mélées. |
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964 |
LE DÉSESPOIR DE CALYPSO.
Dans le vain espoir d'oublier
L'ingrat pour qui son cœur sanglote,
Cette nymphe avait dans sa grotte
Fait tendre un très joli papier.
(Fénélon. Variante du L. XI.) |
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965 |
HIPPOLYTE LARDÉ PAR CUPIDON.
Depuis ce jour fatal, ce chasseur si terrible,
Echangea son fusil contre un doux galoubet,
Et quand il épanchait ainsi son cœur sensible
Les lapins sans frayeur lui mordaient le mollet.
Racine variante de Phèdre. |
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966 |
TÉLÉMAQUE INTERROGÉ PAR LES SAGES.
A l'aspect imposant de ces nobles ganaches,
Télémaque en finaud jura ses plus grands Dieux,
Qu'il voudrait échanger ses naissantes moustaches
Contre la majesté de leurs front radieux.
(Fénélon, Livre XXIV.). |
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967 |
OEDIPE CHEZ LE SPHINX.
Ce vilain animal a tête d´antiquaire,
Lui dit: Pourquoi, monsieur, ne fait-il pas compter
Sur une pyramide? Alors sans hésiter
Oedipe répondit: C´est qu´elles sont près Caire.
Pour un vieux calembourg on peut s´en contenter.
(Cours de Mr. Raoul-Rochette.) |
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968 |
LA MORT D'ANACREON.
Entre le fromage et la poire,
Ce chantre des amours folâtrait après boire,
Lorsqu'un malencontreux pépin
Lui fit perdre le goût du pain.
(Bossuet, Oeuvres badine.) |
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969 |
ENDYMION.
Un beau soir qu'il ronflait en un riant bocage,
La lune, jeune alors, s'en éprit follement,
Et du bout d'un rayon déposa mollement
Un amoureux baiser sur son noble visage.
Girodet (Oeuvres posthumes). |
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970 |
LA MÈRE DES GRACQUES.
Un jour qu'une Lorette avec effronterie
Lui vantait des joyaux qui valaient quelque sous,
En montrant ses deux fils, l'espoir et la patrie,
Cette Romaine dit: Voilà mes seuls bijoux!!
(Plutarque.). |
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971 |
PYGMALION.
O triomphe des art! quelle fût ta surprise,
Grand sculpteur, quand tu vis ton marbre s'animer
Et, d'un air chaste et doux, lentement se baisser
Pour te demander une prise.
(Comte Siméon.) |
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972 |
LES BERGERS DE VIRGILE.
Air suffisamment connu.
Ces beaux enfans de l'Italie
Célébraient ainsi tour à tour,
Le bois, le côteau, la prairie,
Et le doux ciel qui leur donna le jour.
Paroles et Musique de Mr. F. Bérat. |
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973 |
LA MORT DE SAPHO.
Jeunes filles, voyez où nous conduit l'Amour!
Sous nos pieds si mignons, le gueux creuse un abîme
Où l'on tombe aisément; car du plaisir au crime
Le chemin est bigrement court.
(Mlle. Esther, poésies morales.) |
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974 |
CLÉMENCE DE MINOS.
Heureux le pâle humain, qui, dans ce noir refuge
Arrive quand Minos lit son Charivari;
Il est sûr d'être absous, car on sait que tout juge,
Est désarmé quand il a ri.
(Petite réclame poétique.) |
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