|
414 |
Exploitation du Suicide.
Vous avez raison ma tante, je suis un misérable, un mange tout, un propre-à-rien, je n’ai plus le sou, je vais me brrruler la cerrrvelle !! – Malheureux ! que dis-tu ? – Oui, je veux mourrrrir !…. – Non ! non ! je payerai tes dettes, je te donnerai tout ce que j’ai.. ne te tue pas !… - Ma tante, c’est pour vous obéir car je suis bien las de la vie…….
(Enfoncé la tante !) |
All details

|
|
415 |
La cour ordonne que le cheval et le cabriolet de Robert-macaire seront vendus au profit du sieur Dindonneau jusqu’à concurrence de la somme de mille francs montant de sa créance faisant droit à la requête du sieur Bertrand ordonne que les frais de fourrière du cheval et du cabriolet, liquidés à la somme de sept cent francs, seront prélevés ainsi que les frais du procès.
Conséquence
La vente produit sept cent francs, Bertrand les reçoit. Mr. Dindonneau perd ses mille francs et ajoute cent sous pour les frais judiciaires. |
All details

|
|
416 |
La dot.
.…. Vous connaissez la fortune de mon fils, ayez la bonté de me dire quelle dot vous donnez à Melle. votre fille… - Ma fille est un trésor !… - J’en suis persuadé, mais que lui….. – Ella vaut son pesant d’or….. – Sans doute, mais que lui do…. – Elle est riche de vertus…… - A merveille ! mais vous lui donnez ?.. – Je lui donne mon consentement, ma bénédiction et ….. la manière de s’en servir.
Le jeune homme, amoureux, épouse la fille, nourrit le beau père et maudit le mariage. |
All details

|
|
417 |
Oui, mon oncle, mon vertueux oncle, je fus dissipateur, joueur, débauché, j’eus bien des torts, en un mot, je fus léger : mais vous êtes malade, très malade, les médecins vous abandonnent…….. J’accours, je tombe à vos pieds, je jure….. tout ce que vous voudrez et je ne vous quitterai qu’à la mort, mon bon oncle, mon excellent oncle ! Embrassons- nous et que cela finisse. Macaire, légataire universel, fait jeter son cher oncle dans la fosse commune. |
All details

|
|
418 |
Clinique du Docteur Robert-Macaire.
Hé bien ! Messieurs, vous l’avez vu, cette opération qu’on disait impossible a parfaitement réussi…. – Mais, monsieur, la malade est morte…… - Qu’importe ! Elle serait bien plus morte sans l’opération. |
All details

|
|
419 |
Robert-Macaire. – Je ne sais pas ce qu’on peut trouver d’amusant à toutes ces bêtises là…. – Bertrand, je ne vois pas ce qu’on y trouve de piquant… - Robert-Macaire, C’est dégoutant ! C’est calomnier la société…. – Bertrand, La gendarmerie ne devrait pas souffrir de pareils coquins !…. Robert-Macaire, De qui parlez-vous, imbécile ?….. – Bertrand, Je parle des caricaturistes…. – Robert-Macaire, A la bonne heure !!! |
All details

|
|
420 |
Un bon mari.
Total 27 f. 50 c. C’est bien ! vous porterez cette note à ma femme qui vous soldera.. – Est-il heureux ce gueux de macaire, sa femme paye ses dettes !. – Oui, j’ai une excellente femme qui travaille comme un nègre, se prive de tout et me sacrifiant sa vie… une femme qui m’adore ! aussi je ne suis pas ingrat, elle a déjà huit enfans je veux qu’elle en ait douze.. – Bertrand, en v’la d’une heureuse !!! |
All details

|
|
421 |
Tu vas porter cette note aux journaux.
Un provincial ayant par mégarde avalé une blague, devint subitement chauve et insolvable, le célèbre Docteur Robert-Macaire en conclut que les blagues ruinant les uns doivent, d’après le système homéopathique, enrichir les autres. Ce traitement médical lui a complètement réussi. Avis aux perruques. Et comme je suis nommé dans cet article, demain en vertu de la loi du 9 7bre 1835, je réclamerai l’insertion de la lettre que voici : Monsieur le Rédacteur Je vous prie de déclarer que vous ne tenez pas de moi l’article dans lequel vous m’avez nomme hier, je m’occupe il est vrai de guérir la calvitie (rue Belle Charge, N°1), mais je la traite par un autre moyen que celui dont vous parlez. J’ai l’honneur, etc.
Robert Macaire (rue Belle-Charge, N°1). |
All details


|
|
422 |
Préparation au Baccalauréat.
Nous avons deux manières de vous faire recevoir : la 1ère C’est de faire passer votre examen par un autre ; la 2e c’est de vous le faire passer à vous même… - Je voudrais le passer moi même. – Bien ! … savez-vous le grec ? – Non. – Le latin ? – Pas d’avantage. – Très bien !….. vous savez les mathématiques ? – Pas le moins du monde. – Que savez-vous donc ? – Rien du tout. – Mais vous avez 200 francs ? – Certainemt. – A merveille !….. vous serez reçu jeudi prochain. Vous allez donc m’instruire en huit jours ?……. Par exemple !!!!!… je me charge de vous faire recevoir, oui ! mais de vous enseigner, non pas, non pas. |
All details

|
|
423 |
Grand placement d’actions.
J’ai aujourd’hui de bien bonnes actions à placer, Mr. Desrognures, en voulez-vous ? – C’est selon : Qu’avez-vous en actions ? – J’ai 3000 action de fonderies. – Affaire fondue ! – 2000 actions des usines. – Usé, usé ! – 10,000 actions des brasseries, opérations magnifiques…. – Oui, faites les mousser ! – J’en ai du recueil des connaissances. – Connu, connu ! Enfin combien cela fait-il en bloc ? – Un milliard ou deux, pas plus…… - Un milliard……. le papier est mince…. cela doit donner cent livres…. à 4 sous…. ça vaut 20 francs….. – Deux milliards pour 20 francs !!! y pensez-vous mon cher ?… Mettez au moins 25 francs ! – Pas un liard. – Allons, enlevez. Vous faites un marché d’or….. – Farceur, vous me dites tous les jours la même chose. |
All details

|
|
424 |
Fais bien attention !! Si l’on te demande du Racahout des arabes pour l’engraissement de toute espèce de sultanes, du Nafé d’arabie pour l’allaitement des enfans de tout âge, du Kaïffa d’orient pour les gastrites et les cors aux pieds, du Théobrome pour les vomissemens, de l’Amandine, de l’Indostane, de l’Osman-Iglou, du Paraguay-Roux, de la Créosote, du Chocolat au Salep, de l’Hypocras, de la Moutarde blanche pour les humeurs noires, les maux de dents et les déviations de la taille, de la Graine de chou colossal, tu prendras dans ce sac, toujours dans le même, ne vas pas te tromper !!! et tu serviras cela en poudre, en pâte, en liqueur ou en graîne, suivant ton idée. – Diable, qué que c’est donc que c’te graine-là ?… - C’est de la graine de niais première qualité. – Fameux ! fameux !!!. |
All details

|
|
425 |
Le public, mon cher, le public est stupide…… nous le saignons à blanc, nous le purgeons à mort, il n’est pas content….. il veut du nouveau…. donnons lui en, morbleu. du nouveau ! faisons nous homoeopates…. il aime les blagues, traitons le par les semblables. Similia Similibus (Bertrand) Systême. Tiens ; voici une ordonnance qui résume le systême ; Prendre un tout petit grain de…. de rien du tout…. le couper en dix millions de mollécules…. jeter une…. une seule, de ces dix millionnièmes parties dans la rivière…. remuer, remuer, triturer beaucoup…. laisser infuser quelques heures…. puiser un sceau de cette eau bienfaisante…. la filtrer…. la couper avec 20 parties d’eau ordinaire et s’en humecter la langue tous les matins, à jeun….. Voilà ! – Est-ce tout ? – Oui…… Ah ! diable ! j’oubliais le principal…. Payer la présente ordonnance. |
All details

|
|
426 |
Vous ne rougissez pas, vous, un propriétaire, de demander de l’argent à un pauvre diable de locataire….. – Eh ! à qui donc en demanderais-je, de l’argent, est-ce au receveur des contributions ? – Demandez en parbleu ! à qui vous voudrez, quant à moi, je n’en donnerai certainement pas, au contraire….. – Au contraire !!!!! il faudra peut-être que je vous en donne pour vous faire en aller….. – Vous l’avez dit, mon doux Crésus, vous m’en donnerez pour mon déménagement, vous m’en donnerez pour mon emménagement, vous m’en donnerez pour dédomagement….. ou bien ……… je reste …… vous ferez des frais ……. congé signification, jugement, saisie etc. etc. etc. etc. etc. etc. tout le bataclan, tout le tremblement………… nous rirons comme des bossus !………. |
All details

|
|
427 |
Recette pour guérir la colique.
Mr. Macaire, mon cher ami ne me faites pas manquer cette soirée, j’en ai tant besoin. – Ah ! mon ami je ne puis jouer je souffre trop…… - Essayez je vous en conjure…… le public vous demande, il crie, menace, veut briser les banquette, je vais être forcé de rendre l’argent…….. voyons je doublerai vos feux…. – Oh là ! Oh là !…. chauffez des serviettes !….. du vin chaud !….. chauffez, chauffez !!… - Je triplerai vos feux…. – Chauffez toujours, chauffez ! …… chauffez les serviettes…. – Nous partagerons la recette……….. – Nous partagerons la recette ? levez le rideau, la farce est jouée, le drame commence. |
All details

|
|
428 |
Une mine d’or qui dort.
Ah ! Ça nous avons bien réalisé notre million, mais nous avons promis de l’or et nous ne trouvons que du sable……. – Va toujours ! exploite ton capital, n’est ce pas une mine d’or….. – Oui, mais après…..- Après ? tu diras je me suis trompé, c’est à refaire….. et tu formeras une société pour l’exploitation du sable…. – Brrrrrrtt !! il y a des gendarmes dans le pays…. – Des gendarmes ? ….. tant mieux ! ils te prendront des actions. |
All details

|
|
429 |
Le Chevalier des Adrets est l’amant d’une femme du monde, il est aimable, empressé, il joue la passion et le dévouement….. un jour, un huissier prétendu, une prétendue lettre de change tombent comme la foudre au milieu de plus tendres épanchemens ………. Ah ! mon dieu ! Le Baron de Wormspire, un ami, me faire jeter en prison ! détruire mon bonheur ! m’enlever à ce que j’aime ! ô les amis, les amis !!…. il n’y a donc plus d’amis !!!….
La pauvre femme, la pauvre dupe, se dépouille de son or, de ses bijoux, donne tout ce qu’elle peut donner, emprunte, se ruine et reconnaît trop tard que son chevalier n’est qu’un chevalier d’industrie, un vrai Robert Macaire. |
All details

|
|
430 |
Le Début.
(Bertrand). Oh ! non la malade est faible, elle succomberait…….l’opération devient impraticable…. (Robt. Mac.) Impraticable !!!… il n’y a rien d’impraticable pour un débutant…. Ecoute ! nous sommes inconnus. Si nous échouons, nous restons dans l’obscurité, ça ne nous recule pas. Si par hasard nous réussissons…... C’est fini, nous sommes lancés, notre réputation est faite !… (Ensemble) Pratiquons ! pratiquons.
(Donnez donc votre pratique à ces gaillards là !) |
All details

|
|
431 |
C’est tout de même flatteur d’avoir fait tant d’élèves !….Mais c’est embétant, y en a de trop, la concurrence tue le commerce et pour peu que ça continue nous serons débordés, nous deviendrons perruques, rococos, nous crêverons de faim, faudra nous faire gendarmes ou capucins…….. |
All details

|
|
432 |
L’artiste Robert-Macaire
(Bertrand, au propriétaire) C’est un fameux peintre qui s’extasie sur la beauté de votre cheval et qui demande à en faire une étude…
(Le propriétaire congratulé) très bien ! très bien !
(Robert Macaire au propriétaire) quelle magnifique bête !! Oh ! Monsieur, quelle magnifique tête vous avez !!…. permettez donc que je complète mon étude en vous peignant à côté de votre magnifique cheval ……. cela fera un tableau magnifique.
…………Un mois après, le propriétaire reçoit une croute vernissée, encadrée et accompagnée d’une demande de mille écus…. il refuse de payer ce qu’il n’a pas commandé ; Robert-Macaire le poursuit en justice……… il paye alors par crainte du scandale et l’artiste passe à une autre étude. |
All details

|
|
433 |
Monsieur Daumier, votre série des Robert-Macaires est une chose charmante !… C’est la peinture exacte des voleries de notre époque …. C’est le portrait fidèle d’une foule de coquins qu’on retrouve partout. dans le commerce, dans la politique, dans le barreau, dans la finance, partout ! partout !!…… Les fripons doivent bien vous en vouloir …… Mais l’estime des honnêtes gens vous est acquise……. Vous n’avez pas encore la croix d’honneur ?……. C’est révoltant !!.. |
All details

|